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    April 09

    L'Aveu

    Comme aujourd'hui c'est dimanche, jour sacré de la grande lessive chère au gros dégueulasse de Reiser, on va ressortir ce bon vieux minimir, eh oui!
     
    Je vous rappelle (c'est mon métier, je sais) le principe de ce langage à part: un maximum de contenu dans un minimum de sons. Je me suis amusé à compter, il y a 20 sons sur les 36 phonèmes de la langue française. Tout le monde s'en fout, moi le premier, on est d'accord, mais j'aime bien ce petit jeu.
     
    L'Aveu
     
    Elle me lève
    Elle m'enlève
    Elle m'envole
    Elle me veut
     
    Je la vois
    Je l'envie
    Je la vole
    Je la voile
     
    Elle me vit
    Elle avide
    Elle me vide
    Elle me viole
     
    Je l'évite
    Je lévite
    Jeu léger
    Je l'ai j'ai
     
    Elle, je l'ai,
    Elle gelée,
    Elle légère
    Et j'ai l'air
     
    Jeune et je ne sais
    Jamais si je sais
    Jamais si je savais
    Jamais si je saurai
     
    Elever mes ailes.
    Elle m'élève
    Elle se love
    Elle me love
     
    Je vous l'avoue
    Je la jalouse
    Je la veille
    Je la réveille
     
    Elle me réveille
    Elle est merveille
    Elle est meilleure
    Elle est mes heures
     
    Je vous la voile
    Et je dévoile
    Je veux la voir
    Et j'ai le voeu
     
    Elle m'arrive
    Elle est ma rive
     
    Je la désire
    Et je l'aveu.
     
     
    April 04

    Fédé bébés!

    Coucou la blogo! Aujourd'hui, billet spécial "Fais des bébés" pour des personnes très chères à mon coeur...

     
     

    Coucou moi c'est Ethan, j'ai 8 mois tout pile en ce 4ème jour du 4ème mois de l'année (4 + 4 =8, c'est mon tonton David qui m'a appris!

    Je vous présente ma cousine Lou, qui est née le 20 mars 2006

    et Audrey, qui est la fille de Christel, très chère amie de Tonton Gnome.

     

    Faites-nous des bisous, des papouilles et des chatouilles, on n'attend que ça!!

     

     

     
    Lou dans les bras de sa maman Mélanie (ma soeur), et Ethan sur les genoux de sa grand-mère.
     

    Baby Lou

     

    Ces lettres anglaises

    Baby d'argile

    Ces lettres en glaise

    Babil agile

    Je les façonne

    Les fait sonner:

    L, O, U,

    Hello you!

     

     

    Audrey dans les bras de sa soeur Maud

     

    Audrey (née le 28 février 2006)

     

    Je viendrai vous revoir dès que possible, les bébés et les mamans...

    GROS GROS GROS BISOUS!!!

     

     

    March 28

    L'oeil de Moscou

     

    Voici l’histoire contée un soir,

    D’un beau Tsar qui à sa Tsarine

    Etait les larmes au mouchoir,

    Ou mieux, le far à la farine.

    Pierre le Grand, qui la comblait

    De riches présents inutiles

    Ou des cadeaux les plus futiles,

    De son amour désespérait,

    Car l’impératrice était triste

    Comme un tzigane violoniste

    Mélancolique et languissant,

    Depuis que, fier et innocent,

    De ses voyages au bout du monde

    Pierre avait offert à sa blonde

    Et morne épouse, un grand trésor

    Qui allait modifier leur sort.

     

    Une breloque, un pendentif,

    Un bijou bien inoffensif.

    Ce caillou fossile était né

    De la rencontre inopinée

    Du sang d’un bel arbre blessé

    Et d’un insecte mal inspiré,

    Saisi dans la sylvestre colle.

    Il offrait là un beau symbole,

    Lui la pierre longtemps façonnée

    Par des années de tradition,

    Elle, mouche à miel tant désirée,

    Unique objet de sa passion,

    Captée, captivée, capturée

    Dans ce superbe écrin doré,

    Qui durcissait avec le temps

    Comme leur amour en grandissant.

    Une mouche, prise sur le vif

    Dans l’ambre, c’est décoratif.

     

    Depuis de longs milliers d’années

    Le bel insecte prisonnier

    Qui regrettait sa gourmandise-

    Eternelle et fatale méprise-

    Guettait quelque âme bien née

    Qui l’admirât et la comprît,

    Et vînt enfin la délivrer.

    Ce fut Pierre, qui la recueillit

    Comme une goutte d’or au bout

    De son doigt ganté mais si doux.

    Nichée au cœur de la poitrine

    De la belle et triste tsarine,

    La mouche à présent comptait bien

    Se venger sans plus attendre

    De la traîtrise du sapin

    Qu’elle avait d’abord cru  si tendre.

     

    Mais que de siècles avaient passé !

    Le conifère avait brûlé

    Pour réchauffer un certain soir

    Napoléon et ses grognards.

    Seule dans son cocon doré,

    Mémoire du monde oubliée,

    La mouche connaissait l’Histoire,

    Rien ne pouvait lui échapper,

    Ses yeux aux multiples facettes

    Avaient vu les guerres et la peste,

    La famine et le désespoir,

    Vu la grande Russie pleurer.

    Tous ces fléaux et ces années,

    Ces malheurs en vain conservés

    Dans le regard de la mouchette

    Reposaient maintenant, en fait,

    Aux deux seins blancs comme farine

    D’une tsarine bien chagrine.

     

    Colifichet ou bagatelle

    Dont elle se moquait, caillou

    Posé sur ses frêles dentelles,

    Perle noyée dans l’éternelle

    Ecume de ses jours aigres-doux.

    La mouche dorée, quant à elle,

    Tentait d’ouvrir le cœur et l’âme

    De la porteuse du collier,

    Qui restait sourde à ses appels.

    Elle avait tant à lui confier,

    Tous ces secrets et ces querelles,

    Tous ces combats et tous ces drames :

    Sans le savoir la grande dame

    Avait l’Empire, sur sa poitrine,

    Et sous ce poids courbant l’échine

    Elle se noyait dans ses larmes.

     

    Un soir, de retour au palais

    Après des années de conquêtes,

    De victoires et de défaites,

    Le Tsar rentra, fort las, défait.

    Il posa ses yeux fatigués

    Sur le cœur de l’Impératrice.

    Bientôt sa tête reposa

    Sur le sein de sa bienfaitrice,

    Près de la mouche emprisonnée.

    Il resta là, à écouter

    Un souffle éteint et résigné

    Qui ne cherchait qu’à s’échapper.

    Comprenant qu’elle allait périr,

    Le Tsar chercha quoi lui offrir :

    Un pays, ou bien un Empire,

    A tout pour conjurer le pire

    Pierre était prêt, sans vous mentir,

    Pour elle il pouvait bien mourir.

    Dans son trouble il ne put contenir

    Quelques pleurs, mêlés de soupirs,

    Juste une larme qui brilla,

    Goutte d’eau salée qui alla

    S’offrir au beau bijou ailé ;

    Une goutte d’humanité

    Qui de sa tristesse inonda

    La  résine fossilisée.

    L’Empereur, en grand désarroi,

    Se blottit contre son aimée.


    A l’oreille du conquérant

    Se fit entendre, grandissant,

    Un murmure qui l’intrigua.

    Car soudain, par sa larme unique,

    L’ambre fondit et libéra

    L’insecte, le témoin historique.

    Aussitôt la mouche clama

    D’une voix emperlée de fiel

    Ces années de folie, de guerre,

    A en faire vibrer la terre,

    Dans un fracas universel.

    Pierre le Grand comprit alors

    Que la mouche valait tout l’or,

    Toutes les quêtes éternelles

    De son Empire agonisant.

    Et quand sa tsarine expira,

    Ivre de rage et de pourquoi,

    Il admit dans son grand remords,

    Que la mouche qui voyait tout

    Etait le vrai œil de Moscou.

     

    Alors il se donna la mort

    D’un grand homme et d’un tyran,

    Et puis l’insecte s’envola

    Dans l’air glacé de la toundra.

     

     

    David

     

    February 12

    Ballade nord-américaine

    Foutu hasard...J'écris cette faribole nord-américaine, et que vois-je en cherchant une illustration pour faire joli? Que la légende de Pocahontas est sous les feux de la rampe au cinéma, dans le film "Le Nouveau Monde", qui sort mercredi. Voici donc ci-dessous l'affiche du film et la belle  qui me met dans tous mes états (d'âme, Eric, dit la chanson de qui déjà...Corinne Charby??) dans cette...
     
     
    Ballade de Pocahontas

    Ma petite miss hippie
    Sur le Mississipi,
    Mangeait sa sucette
    Du Massachussets.
    Ma miss souriait
    Sur le Missouri.
    Oh là! qu'elle riait,
    Au Lac Erié!
     
    Trop amène
    Dans le Maine,
    Ma belle à cul rond,
    Des berges du Lac Huron
    Au long du Michigan
    Ondulant ses miches gagnantes,
    A su plaire ailleurs.

    Au lac Supérieur
    Et oh, aïe! Oh,
    En Ohio,
    Ou au Minnesota,
    Un jeune minet sauta
    Ma vierge amie
    De Virginie...
    Mon Indienne à moi!

    Dans l'Indiana,
    Dans le Wisconsin...
    C'est évident, oui, qu'on signe
    Ma peine. C'est l'avanie,
    De la Pennsylvanie
    Jusqu'à l'Illinois...
    Ah, qu'elle m'y noie!

    A ce que l'on dit
    Au Klondike,
    L'Alaska tue l'amour...
    Hélas, qu'as-tu, mamour?
    Raconte! Ah, rions, aimons-nous
    Au Lac Ontario! Aimons-nous!

    DLG
     
     
    January 27

    Hittites!

    Mot anglognome qui peut se traduire  en anglais par "Hit it!" et donc en français couillon dans ce cas précis par "Clique dessus!"
    Juste pour célébrer la nouvelle coqueluche du WM Player du BlogoGnome,et aussi parce que c'est mon dada (héhé) du moment, une petite leçon de minimir:
     
     

    Je constate avec amertume que mes cours de langue sont loin de faire l’unanimité. De deux choses l’une, soit vous n’aimez pas le minimir et c’est votre droit, mais faudra vous y faire quand vous viendrez ici, soit je dois réexpliquer tranquillou, ce que je peux faire maintenant, vu que je suis en arrêt pour pétage de dos. Je prends l’exemple d’un texte apparemment anodin :

     

    « Dans cette cité d’Ethiopie, le bruit court en secret que des envahisseurs d’Anatolie coupent les têtes de pacifiques Kabyles et même les émasculent à la machette, ces sauvages ! »

     

    (Regardez pas les infos, c’est que des conneries, mais bon…)

     

    Je remplace ensuite chaque information par un seul mot synonyme, mais choisi pour son heureuse consonance syllabique (dans ce cas précis, mots de deux syllabes identiques terminées par une consonne). Ce qui donne :

     

    En Ethiopie (Harar), le bruit court (Tamtam) en secret (Murmure) que des envahisseurs d’Anatolie (Hittites) coupent les têtes (Etêtent) de pacifiques (Guère guerre) (c'est une exception, 2 mots pour 1!) Kabyles (Berbères) et même (Kifkif) les émasculent à la machette (Coupe-coupe zizis), ces sauvages (Barbares)!

     

    Ensuite, il ne reste qu’à livrer la version minimir, que voilà :

     

    Harar

    Tamtam

    Murmure

    Hittites

    Etêtent

    Guère guerre

    Berbères

    Kifkif

    Coupe-coupe

    Zizis

    Barbares !!

     

    Soit 12 mots à la place de 30, et une euphonie jouissive si on se met à chanter ça au rythme du Windows Media Player, essayez voir, on comprend tout de suite mieux le blues qui habite cette bite quand on sait ce qu'elle chante !

     
    January 26

    La déesse Elle

    Juste histoire de vous brouiller l'écoute, je vous ai mitonné cette digne suite du "Goodbye Marylou"de Polnareff (message électrique quand elle m'électronique, sacré Michel, va!). Mais comme les moeurs du chanteur (cf. "Je suis un homme") sont sujettes à polémique (Victor, oui je sais), j'ai quand même fait deux versions, vous choisirez celle qui vous convient le mieux. On n'est pas obligé d'MSN importe quoi!
     
    Version pour Elle:
     
     
    Depuis que j'ai la déesse Elle
    Qui se r'fait (Il l'imitait)
    En haut des billets,
    Tout est pire (tout pire):
    Mécène, j'erre, je valide
    Mes bons mots, Déesse, passe,
    S'aimer c'est nan, n'est-ce pas?
    S'aimer c'est n'importe quoi,
    Enregistre sous "aimer" ce dosssier.
    Ah, déesse Elle!
    Vraie "pro" que si , cataloguée,
    Tu es protégée par un anti-vit russe!
    C'est vrai que depuis lors
    D'avides mules errent
    Comme en terrain connu,
    Telles les charges de giga-bit (+es!) 
    Sur les dix queues dures
    En son logis; si elle craque,
    Je console à toute heure à coeur perdu...
     
    Version pour Lui:
     
    Depuis que j'ai l'ADSL
    Qui surfe, et illimité,
    En haut débit, eh!
    Tout est Peer-to-Peer,
    Messenger! Je valide
    Mes bons mots d'espace
    MSN en espace MSN,
    Importe, quoi,
    Enregistre sous ms-dos, yeah!
    ADSL,
    Vrais proxys (4 à logger)
    Tués, protégés par un antivirus,
    C'est vrai que depuis lors
    David Muller (commentaire: un connu!)
    Télécharge deux gigabits
    Sur les disques durs
    En son logiciel (crack).
    Jeux+ console à toute heure= hacker perdu!
     
     C'est pas du bon minimir de chez Maximots, ça?
     
    December 30

    Mes mots skient, s'essaient que si le mec s'y colle, hé!

    Aujourd'hui, on part skier au Mexique, ça nous réchauffera un peu, car...

    Même au ski, c'est sexy le Mexique! Olé!

     

    Sitôt monté

    Dans son taxi mythique,

    Une mexicaine sexy

    M’esquinte  mes skis, 

    Me casse mes sticks 

    Et mes mousquetons !

     

    S’excusant et matant

    Mon kyste mastoc

    De mec si tendu,

    Cette  mesquine estime mon axe,

    Constate mon état,

    Me tâte,  me masse, me malaxe,

    M’astique et me mastique

    Comme un steak texmex

    Au son du ska qui m’excite !

     

    Exquis moment mystique, 

    Mais qui  taxe un max !

    DLG

    December 09

    Cheveux, mon neveu!

    Avant qu'il ait du poil au menton!

     

    Comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, je poste ce poème de naissance qui n'est jamais parvenu à sa destinataire, ma frangine... Mon imprimante faisant des caprices, pas moyen de le lui renvoyer par courrier, donc on va essayer par Blogopost Inc.! C'est plus sympa que l'e-mail, et en plus, ça sera l'occase pour elle de découvrir le blog de son grand malade de frère...( je vois d'ici, mdr!)

     

    Une autre de mes soeurs, celle-là même qui est responsable de la perte du précieux document, attend aussi un heureux événement lol!. Y aura donc bientôt une suite biberonnière et couche-culottée à cette "chronique bluesymentale" (merci cousin Hubert...), si la ptite Mél ne paume pas son BB en rentrant de la mat' ! ( c'est pour rire...)

     

    Bizzz à toute la famille!

     

    Le temps d’aimer

    Tu l’as tant attendu,

    Et tant et tant voulu…

    Ton fils, Ethan, est là,

    Tout contre toi,

    Qui dort paisiblement

    Tout en tétant

    Ce lait que, douce et bonne,

    Maman lui donne.

     

    Tu ne l’espérais plus,

    Et pourtant le voilà,

    Ton tout petit enfant

    Dont le prénom résonne

    Au coin de chaque rue,

    Au plus profond de toi,

    De ton mari aimant,

    Comme les cloches sonnent

    Pour fêter sa venue ;

    Je sais que tu sauras,

    Ma sœur, être maman,

    Et ce mieux que personne.

     

    Je sais, pour l’avoir vu

    Dans tes yeux ce jour-là,

    Qu’il porte, cet enfant,

    De l’amour la couronne

    Sur son front tiède et nu

    De petit bébé-roi.

     

    Qu’il reçoive en présent

    Cette joie qu’il vous donne !

    Vous n’êtes déjà plus

    Les mêmes qu’autrefois,

    Par cet enchantement

    Plus les mêmes personnes.

    Maman ne quitte plus

    Des yeux le petit roi

    Et Papa se surprend

    Des chants qu’il lui fredonne.

     

    Le monde à votre insu

    Changera chaque fois

    Devant ses yeux si grands

    De tout petit bonhomme !

    Vous voici au début,

    Toi maman, toi papa,

    D’une vie de parents

    Que chaque jour étonne.

     

    Il est enfin venu…

    Mais dis-lui bien pour moi

    Qu’il prenne tout son temps

    Pour devenir un homme.

     

     

    Bouge ton corps, BB !

    December 03

    Ô ma Joconde, tout poile!

    Découvert ce soir par hasard, ce  texte somptueux, sensible et savoureux.
     
    LE BLASON

    Ayant avec lui toujours fait bon ménage,
    J'eusse aimé célébrer, sans être inconvenant,
    Tendre corps féminin, ton plus bel apanage,
    Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
    Ç'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne
    Mon dernier billet doux, mon message d'adieu.
    Or, malheureusement, les mots qui le désignent
    Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.
    C'est la grande pitié de la langue française,
    C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur,
    De n'offrir que des mots entachés de bassesse
    À cet incomparable instrument de bonheur.
    Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,
    Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux
    Que ta fleur la plus douce et la plus érotique
    Et la plus enivrante en ait un si scabreux.
    Mais le pire de tous est un petit vocable
    De trois lettres, pas plus, familier, coutumier,
    Il est inexplicable, il est irrévocable,
    Honte à celui-là qui l'employa le premier.
    Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
    Dota du même terme, en son fiel venimeux,
    Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure,
    Celui-là, c'est probable, en était un fameux.
    Misogyne à coup sûr, asexué sans doute,
    Au charme de Vénus absolument rétif,
    Était ce bougre qui, toute honte bu', toute,
    Fit ce rapprochement, d'ailleurs intempestif.
    La malepeste soit de cette homonymie!
    C'est injuste, madame, et c'est désobligeant
    Que ce morceau de roi de votre anatomie
    Porte le même nom qu'une foule de gens.
    Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie,
    Un poète inspiré, que Pégase soutient,
    Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,
    À cette vrai' merveille un joli nom chrétien.
    En attendant, madame, il semblerait dommage,
    Et vos admirateurs en seraient tous peinés,
    D'aller perdre de vu' que, pour lui rendre hommage,
    Il est d'autres moyens et que je les connais,
    Et que je les connais.
     
    Et c'est signé...Georges BRASSENS
     
    Le tableau "L'origine du monde" est de Gustave Courbet.
     
    November 25

    Temps des cris vains

    Chose promise, chose due, voici des holorimes agrémentées de contrepets à peu près corrects je pense. Je vous rassure: je suis en arrêt maladie jusque lundi, donc j'ai eu le temps d'écrire aujourd'hui...
     
     
    Lettres et feuilles mortes
    (le blues de l'écrivain)
     
    Temps d'écrit vint,
    Vint temps des cris.
    Tant d'écrivains
    Tendaient,cris vains,
    Vingt ans d'écrits.
     
    Tant d'écrivains
    Inventent des cris,
    Invitent des crans;

    Viens t'en créer, d'
    Un vent qui,d'être
    Divin, enterre,quand
    Peu d'écrivains
    Peuvent un crédit!
    Editeur vainquant
    Un des ventres qui,
    Vide, trinquait en
    Tyran (que des vins).
    Un ventre qui aide
    Tient deux verres,quand
    Un rêve qui,de tant
    Ancré, devient
    Vrai...hein,quand,dites?
     
    Tant d'écrivains
    Tendaient,cris vains,
    Vingt ans d'écrits.
    Temps d'écrit vint,
    Vint temps des cris.
     
    Vent,quête de rien,
    Qu'envie d'éteindre.
     
    David
    Le
    Gnome
     
     

    Mélancolie du beaujolais nouveau

    Je dis qu'elle m'aimera sans doute
    Jeudi, qu'elle-même, race en doute,
    Danse et rêve aux tonneaux
    Dans ses rêves automnaux.
     
    DLG
     
    Euh pr le titre du billet cherchez pas c juste le titre du poème ( je vous le précise des fois qu'y en ait qui passent la nuit à chercher...)bizz
     
     
    June 15

    Maître qu'appelle aux vits chie!

    Hello

    Maître capé

    Mettre cap et l'eau

    Maître K paie l'eau Vichy.                       (sacré Maître Kanter, va!)

    Hèle haut!

    Maître qu'appelle haut vite chie

    Mètres qu'happait l'eau,

    Maître qu'a paix.

    Love, ici!

    (Repose en paix, ô Grand Jacques, on t' à jamais!)

    may truck happy love it, gee!